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Balades de Rudi Five One

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Date d'inscription : 28/04/2017
Emploi : Etudiante
MessageSujet: Balades de Rudi Five One Lun 5 Juin - 19:56


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Dernière édition par Lucia Marcoleo le Lun 5 Juin - 19:59, édité 5 fois
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Date d'inscription : 28/04/2017
Emploi : Etudiante
MessageSujet: Re: Balades de Rudi Five One Lun 5 Juin - 19:56

Ce mal de crâne, cette difficulté à te réveiller, des symptômes que tu ne connaissais que trop bien. Et ta maladie s'appelait « vodka coca » ( suivie de quelques bières que tu ne comptes plus ). La veille tu étais sortie, pour découvrir les joies de ta nouvelle ville, tu étais tombée sur un groupe d'amis bourrés que tu avais intégré sans difficulté vu leur état d'alcool, et par pur esprit de solidarité tu t'étais mise dans le même état qu'eux. Vous aviez fait le tour des bars avant de finir dans une grosse boîte plutôt sympa, boîte dans laquelle tu étais tombée sur le prince charmant ( c'est ce qu'en dit en tous cas l'alcool ), que tu avais embrassé toute la soirée, et si tu n'étais pas rentrée chez lui c'est simplement parce que tu étais tellement mal que tu te voyais mal aller chez lui dans ton état. Où je veux en venir, c'est que ce matin, il avait fallu te réveiller, parce que t'as une jument à t'occuper , gueule de bois ou pas hein.
Après avoir épongé l'alcool dans un paquet de gâteau et un litre d'eau fraîche ( et une douche méritée ), tu t'étais habillée et tu étais partie vers les écuries chercher Rudi Five One. L'idée de changer de cheval était encore présente dans un coin de ta tête, tu ne peux pas trop le nier, mais elle t'avait plu, alors certes elle était plus bonne à grand chose pour l'instant, mais tu étais sûre de pouvoir en tirer quelque chose.
En arrivant, la jument tapait dans la porte de son box, et elle ne s'arrêta qu'un bref instant pour hennir vers toi. Tu n'y prêtas pas attention, te contenta de la sortir pour la panser, soigner quelques blessures superficielles, et lui mettre son harnachement.

Aujourd'hui tu la montais, en balade ! Tu avais des projets. Des projets débiles, ok. Tu avais préféré pas en parler à ta mère, même elle qui monte pas à cheval t'aurait dit : «  Donc, tu connais pas la jument, tu ne l'as jamais monté, mais tu décides de partir en balade au lieu de rester en carrière où tu es plus encadrée ? » Typique toi, tu sais que c'est une mauvaise décision, et pourtant tu fonces tête baissée dans les problèmes.

De toutes évidences, tu voulais la monter, et vu que tu détestes bosser, ben balade.
Tu avais pris le premier chemin qui s'offrait à toi, et sans un mot pour la jument, tu avais mis un pied à l'étrier. Allez, on va voir ce qu'elle vaut .. Et bien tu n'allais pas être déçue. Encore en sac à patates, elle donne un violent coup de cul qui te désarçonne sec, et tu tombes cul à terre, sous le regard amusé d'une jument qui veut bien te faire passer un massage.. Aurais-tu étais un peu sauvage ? Ouaip, et tu sais pourquoi au fond de toi : l'impatience, et l'idée que tu t'es faite que cette jument ne servait plus à rien n'arrange rien, tu ne la ménages pas comme si tu refusais de prendre en compte son passé.
Tu te relèves avec une vive douleur au niveau du fessier, et rattrapes les rênes.

« Ok, désolée, si c'est ça que tu attends. Maintenant, je vais remonter, ok ? » Tu lui lances un regard sur le côté, et mets un pied à l'étrier. Tu t'arrêtes un moment et caresses son encolure. « Gentille, hein.. ? » Tu prends ton élan et pose tes fesses endolories sur sa selle, en prenant le temps de t'installer confortablement.  « Tu vois, c'était pas si désagréable ? Maintenant, si tu veux bien, on va commencer doucement. »

Oui, tu sais qu'elle déprime parce qu'elle a arrêté de courir, mais tu ne la connais pas, alors tu vas commencer par des allures gérables, histoire qu'elle t'embarque pas au galop, hein. Légère pression des mollets pour la faire partir au pas, et voilà que Rudi Five One ne réagit pas. Elle te lance un regard en coin que tu n'arrives pas à intérpreter. «  On y va ou bien ? » Elle frappe le sol du sabot, et tu as à peine le temps de penser à mettre une nouvelle pression au niveau de ses flancs que la jument part aussi sec au galop.

Vous voilà élancées en plein galop, toi sur une jument que tu ne connais pas, sur un chemin que tu connais encore moins, avec ton faible niveau d'équitation, ton optimisme borné, autant dire : dans la merde. Tu te redresses une première fois mais la jument ne s'arrête pas, tu tires sur les rênes, tu lui cries de s'arrêter, rien à faire.

Pendant plus de cinq minutes qui te paraissent être une éternité, tu dois te cramponner à sa crinière, tes doigts rougissent et tu sais que certains saignent, tu dois éviter des branches et à tout moment tu t'apprêtes à mordre la poussière. Tu as tout de même le temps d'observer la jument, et tu constates avec une pointe d'étonnement que de son côté tout va bien, si elle pouvait sourire elle le ferait, elle profite de ses crins aux vents, du sol qui défile sous ses sabots, de cette liberté retrouvée et qu'elle sait de courte durée. Une nouvelle fois tu tentes de l'arrêter, tu tentes de ramener sa tête vers toi pour la mettre dans l'inconfort et faire en sorte qu'elle ralentisse. Rudi tourne la tête vers toi mais poursuit au galop, et maintenant gênée, elle ne voit qu'une solution : se débarasser de toi, celle qui la gêne, qui l'entrave dans son plaisir. Un mouvement bien placé dans un virage te déséquilibre, tes doigts meurtris ne tiennent plus, et tu es projetée dans un buisson de baies.

Sonnée pendant quelques secondes, tu t'extirpes du lit de feuilles, décoiffée blessée et les larmes aux yeux, en cherchant du regard la jument. Toi blessée, il manquerait plus que tu la perdes... Mais à ta plus grande surprise, elle est là. Rudi Five One se tient pile devant le buisson, la tête tendue vers toi. Etait-elle inquiète, ou était-ce juste de la curiosité ? Cela te désorienta un moment, mais pas le temps pour s'attendrir. Tu attrapas ses rênes d'une main vive. «  Mais tu vas pas bien HEUREUSEMENT que c'est moi qui suis blessée TU AURAIS PU TE FAIRE UN CLAQUAGE à partir sans échauffement TU EN ES CONSCIENTE j'espère ? » Rudi baissa tranquillement la tête pour brouter. A l'évidence, elle n'en est pas consciente.

Tu te recoiffas rapidement et examinas tes doigts, dans un piteux état.
« Je te propose qu'on rentre à pied, si ça te dérange pas, je suis vivante j'en profite. »
A pied, voilà ce que tu aurais dû faire pour commencer. Tu ne pouvais t'en prendre qu'à toi, tu le savais.
Sur ce, tu repris le chemin du retour pour un rapide pansage de la jument, de ton côté tu n'avais qu'une hâte : un bon bain vu que tu avais à présent mal partout, et une bonne journée de réflexion sur tes conneries, et sur votre futur. Rudi rendait les choses difficiles, tant mieux, tu aimais les défis.
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